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Editorial

A une époque où l’on considère souvent l’information comme une valeur aussi précieuse que l’or ou l’argent, la parution de ce numéro spécial sur la traduction technique tombe à point nommé, puisque les progrès, les événements et les changements les plus saillants de notre monde semblent résulter de la technologie ou être dépendants d’elle, d’une façon ou d’une autre. Etant donné l’importance de ce domaine, je suis honoré que l’on m’ait demandé de diriger ce numéro.

Mon but dès le départ était de montrer que la traduction technique ne se borne pas à un secteur confiné à la traduction des termes très spécialisés de documents techniques et obscurs, lus par un public limité. J’espérais au contraire que ce numéro présenterait la traduction technique comme un domaine de la traduction complexe et indispensable, présentant des défis et des facettes multiples. J’espérais également qu’il remettrait en cause les préconceptions diverses que l’on trouve à l’intérieur et à l’extérieur de ce domaine. Je pense que les contributions présentées ont rempli ce rôle.

Ce numéro contient des articles écrits à la fois par des autorités reconnues et de jeunes universitaires, qui proposent tous des aperçus uniques et précieux de ce que l’on considère comme le plus large secteur de la traduction professionnelle. La traduction technique y est examinée dans certains textes sous des angles novateurs, utilisant des stratégies de recherche et des approches qui n’avaient pas jusqu’à présent été associées à la traduction spécialisée. D’autres articles se concentrent sur des aspects plus familiers de la traduction technique, nous ouvrant néanmoins à une dimension inédite qui nous pousse à réexaminer notre vision de ce domaine. Ce qui est peut-être encore plus important, est que ces contributions montrent la traduction technique comme un domaine vaste et complexe qui requiert une approche souple, interdisciplinaire et holistique.

Ce numéro contient également deux entretiens filmés. Dans le premier, Miguel Bernal discourt de la localisation des jeux vidéo avec deux professionnels de Sony Computer Entertainment Europe, Dave Raynard (directeur des services de création) and Vanessa Wood (Directirce des services de localisation). Dans le second, Mark Shuttleworth, qui dirige la maîtrise de traduction technique, scientifique et médicale à l’Imperial College de Londres, converse des outils électroniques de traduction avec son collègue Christophe Declercq.

Je voudrais remercier Lucile Desblache de m’avoir donné l’opportunité de diriger ce numéro et lui exprimer, ainsi qu’à l’équipe de JoSTrans, toute ma reconnaissance pour la patience, le soutien et l’aide précieuse qu’ils m’ont accordés durant son élaboration. Toute ma gratitude également aux auteurs dont le travail et l’engagement ont permis l’élaboration de ce projet à l’intérêt incontestable.

Jody Byrne